Rapport annuel 2018
de la Fédération hospitalière de France

Une année d'engagements

racontée par Frédéric Valletoux président,
et Zaynab Riet, déléguée générale.

Frédéric Valletoux : En 2018, on a beaucoup parlé de transformation, de modernisation de la santé, depuis le discours d’Eaubonne jusqu’à l’annonce du plan #Ma Santé 2022 en passant par la stratégie de transformation du système de santé (STSS). Je le dis et le répète ici : penser #Ma Santé 2022 ne peut se faire sans penser #Ma Santé 2019 car c’est aujourd’hui que nos établissements connaissent un véritable manque de moyens et un besoin d’accompagnement durant cette phase transitoire.

Zaynab Riet : Face aux grands chantiers qui attendent nos établissements, face aux tensions et à ce manque de moyens, face à la prégnance des sujets de santé dans les médias et l’opinion, la Fédération hospitalière de France a été, plus que jamais, innovante et force de propositions.

Frédéric Valletoux : La FHF s’est en effet, sous le pilotage de Zaynab Riet – qui a pris (et de quelle manière !) ses fonctions de déléguée générale en début d’année –, structurée en cinq grandes commissions permanentes. Leur objectif : faire émerger des préconisations à verser au débat public. En mai 2018, lors de nos salons annuels, nous avons remis à la ministre de la Santé un ensemble cohérent de 22 propositions. Nous avons, en mai aussi, formulé des recommandations en matière de qualité de vie au travail (QVT) et nous nous sommes positionnés davantage sur les sujets d’innovation et d’intelligence artificielle (IA) en santé. Nous avons également formulé douze propositions en matière d’évolution de tarification et de régulation qui, après leur validation par le conseil d’administration de novembre, ont été transmises à la « task force » pilotée par Jean-Marc Aubert.

Zaynab Riet : Au sein de son environnement, la FHF a été dans une démarche d’ouverture. Forte de ses valeurs, fière de ses racines et confiante dans l’avenir du service public de santé, la fédération a formulé des propositions pour des relations plus étroites avec la ville en publiant un rapport au mois de mars piloté par le Dr Jardry, médecin généraliste et membre du conseil d’administration. Elle a aussi travaillé avec succès avec les autres fédérations hospitalières sur les questions financières (dégel 2018 et campagne tarifaire 2019).

Frédéric Valletoux : Avec notamment l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) ou encore la Conférence des présidents de CME de CHU, nous avons été dix cosignataires d’une prise de parole médiatique forte le 29 juillet, appelant à un choc d’attractivité médicale. J’ai également invité à une plus grande accessibilité des soins sur les territoires dans une tribune cosignée, là encore à l’été, avec François Baroin, le président de l’Association des maires de France (AMF). Penser #Ma Santé 2022 ne saurait se faire sans les usagers ni les professionnels ni les élus.

Frédéric Valletoux : Nous avons reconnu dans les propos du président de la République, le 18 septembre dernier, un certain nombre de propositions et de positions que nous avions portées. Citons la volonté d’une réforme globale et systémique du système de santé versus un énième plan « Hôpital » (reste à étudier sa traduction dans la loi), la remise au cœur du système des notions de pertinence et de qualité des soins, même si cela demeure modeste. La ministre de la Santé reconnaît elle-même aujourd’hui que 30 % des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas « pertinentes ».

Zaynab Riet : Citons encore l’introduction du concept de « responsabilité populationnelle ». La FHF est à l’avant-garde de cette approche, comme en témoignent les expérimentations lancées dans cinq territoires pilotes, expérimentations qui ont été retenues au titre de l’article 51 dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt baptisé « Ipep ». Elles préfigurent la territorialité du futur !

Frédéric Valletoux : Lorsque nous avons appris, en décembre, la restitution intégrale de la réserve prudentielle, j’ai salué une avancée. Mais c’est un premier pas car, vous le savez aussi bien que moi, les 415 millions d’euros concernés ne sont pas des financements supplémentaires mais un juste retour aux hôpitaux de crédits relevant de leur enveloppe.

Zaynab Riet : Cette annonce ne saurait nous faire oublier l’étau financier dans lequel sont pris nos établissements, étau qui n’est pas sans contribuer à une perte de sens pour les équipes.

Frédéric Valletoux : Les décisions des pouvoirs publics tout comme les annonces relatives à #Ma Santé 2022 sont autant de signaux d’alerte qui nous font craindre des mesures cosmétiques bien loin d’emporter l’adhésion des professionnels ! De plus, les établissements de santé enchaînent les plans d’économies : plus de 8 milliards d’euros d’économies entre 2005 et 2018. Vous l’aurez compris, au-delà des effets d’annonce, nous attendons des actions tangibles et des moyens. Des moyens pour que nos professionnels continuent de travailler fièrement au service de leurs concitoyens.

Zaynab Riet : Ne nous trompons pas, nous n’attendons pas qu’on dépense toujours plus pour les établissements publics hospitaliers et médico-sociaux mais qu’on dépense mieux, et que les transformations soient accompagnées ! Nous avons pour cela fait nombre de propositions aux pouvoirs publics et ne cesserons de nous mobiliser pour qu’elles soient entendues. C’est indispensable pour nos professionnels mais aussi pour les usagers. Rappelons-le, les Français considèrent dans toutes les études la santé comme une de leurs toutes premières préoccupations.

Frédéric Valletoux :Entendons-les et ne faisons pas de la santé une des grandes oubliées « des questions essentielles à la nation », pour reprendre les mots utilisés en fin d’année par le président de la République. Pour cela, abordons maintenant la question du financement, que celui-ci concerne le secteur sanitaire (je pense aux différents champs : le SSR mais aussi la psychiatrie, par exemple) ou le secteur du grand âge. Jusqu’à quand ce sujet sera-t-il contourné ?

Zaynab Riet :Derrière le thème du financement se trouve celui de l’investissement. La baisse est connue : les investissements pour les hôpitaux publics sont passés de 6 milliards d’euros en 2011 à moins de 4 en 2017. Un niveau insuffisant pour assurer à la fois le renouvellement des installations, les opérations de rénovation et le financement de l’innovation technologique.

Frédéric Valletoux : Mobiliser les équipes pour un meilleur service au patient dans un contexte de réforme permanente conjugué à une contrainte économique toujours croissante est un exercice impossible si le cap n’est pas partagé. Si #Ma Santé 2022 fait naître des espoirs, des réponses concrètes et immédiates sont nécessaires pour convaincre les professionnels sur les territoires. Avec le conseil d’administration que je préside, nous avons, dès septembre dernier et via une motion, demandé un plan d’urgence pour les établissements. Nous continuons ainsi notre mobilisation. Sur le champ médico-social, en fin d’année, avec les fédérations et associations du secteur, nous avons demandé le dégel des 152 millions d’euros de crédits de 2018. Les différentes ponctions opérées auprès de nos établissements entravent leur modernisation et leur capacité d’investissement.

Zaynab Riet : En 2019, nous souhaitons être aussi et peut-être même avant tout dans une démarche d’avancée, de construction. Pour cela, nous avons identifié plusieurs voies d’amélioration, comme la simplification ou encore l’innovation. La simplification concerne les personnels des services publics de soins qui, comme nombre de Français, sont asphyxiés par une gestion administrative complexe et jacobine inadaptée aux réalités des usagers comme des professionnels.

Frédéric Valletoux :L’innovation nous apparaît comme essentielle. Nous continuons à demander la sanctuarisation d’une enveloppe spécifique permettant d’assurer le financement de la recherche et de l’innovation, moteurs de la transformation de notre système de santé et facteurs d’attractivité pour les professionnels.

Zaynab Riet :Cette thématique nous semble si incontournable qu’elle guidera notre action en 2019. Nous en faisons le fil rouge de l’édition 2019 de nos salons (« Créer, innover, transformer, la santé en (r)évolution »), nous innovons aussi dans notre communication, plus digitale comme en témoigne cette édition de notre rapport annuel.

Frédéric Valletoux :L’innovation doit aussi rendre notre fédération encore plus dynamique au service de nos 4 800 adhérents. Et, pour cela, je sais pouvoir compter sur les équipes du national comme des Fédérations hospitalières régionales (FHR). La FHF, c’est d’abord et avant tout la force et l’énergie de ses régions. Avec les FHR, nos établissements sur tous les territoires, quel que soit leur domaine, savent qu’ils peuvent disposer d’un soutien efficace.

5 grands sujets portés par la FHF

La FHF appelle de ses vœux une modernisation du système de santé. Focus sur cinq grands sujets majeurs portés par la Fédération qui ont connu des avancées significatives en 2018, notamment lors de l’annonce du plan #Ma Santé 2022. Des avancées au bénéfice des patients comme des résidents.

#innovation

L’innovation est dans l’ADN de l’hôpital et des établissements médico-sociaux. En 2018, pour donner encore plus d’impulsion à ses propositions, la FHF s’est structurée en cinq grandes commissions permanentes, dont l’une s’intitule « Recherche, enseignement, innovations et numérique ». De plus, par l’intermédiaire de son Fonds FHF Recherche & Innovation, la Fédération accompagne de nombreux projets innovants au sein des établissements et a lancé une enquête de grande ampleur sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les métiers de la santé. Parce que les progrès qu’elle engendre concernent tous les champs hospitaliers et médico-sociaux (ils impliquent de penser les métiers de demain et les nouvelles utilisations des données dans le but d’améliorer la qualité des soins), l’IA est traitée dans l’ensemble des travaux menés par la FHF avec une approche multidisciplinaire et un véritable soubassement éthique. Enfin, autre preuve de la volonté de la Fédération de donner une grande place à l'innovation, celle-ci est la thématique fil rouge des salons 2019 de la FHF, le grand rendez-vous des décideurs en santé : « Créer, innover, transformer : la santé en (r)évolution ».

#financement

« Ma Santé 2022 ne peut se faire sans penser Ma Santé 2019 », a affirmé à plusieurs reprises Frédéric Valletoux au dernier trimestre 2018. Et Penser 2019 revient aussi à conférer d’urgence des moyens à des établissements publics de santé qui font face à des tarifs hospitaliers insuffisants. Face à ce constat, la FHF a parlé d’une seule voix avec les autres fédérations hospitalières lors d’une conférence de presse en novembre. Elle s’est félicitée de la restitution inédite, annoncée le 3 décembre, de l’intégralité des 415 millions d’euros de crédits hospitaliers mis en réserve pour 2018, tout en rappelant qu’il s’agit d’un juste retour des crédits relevant de l’enveloppe des établissements de santé. Ce premier pas ne doit pas  faire oublier le chemin qui reste à parcourir pour un financement des établissements hospitaliers et des tarifications plus justes et pérennes. L’objectif est triple :  récupérer l’éventuelle sous-exécution de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) hospitalier et médico-social, arrêter les ponctions indues, en cours d’exercice budgétaire, sur l’enveloppe hospitalière pour couvrir les dépassements des autres enveloppes, et avoir une campagne tarifaire 2019 avec un objectif d’activité réaliste – et donc des tarifs en conséquence. Le conseil d’administration de la FHF a également adopté, le 21 novembre 2018, douze propositions pour faire évoluer le système de financement. Elles ont été transmises à Jean-Marc Aubert, qui pilote la task force en charge de la réforme du financement mise en place par la ministre des Solidarités et de la Santé.

#autonomie

La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 28 décembre 2015 a introduit une convergence du forfait dépendance des Ehpad masquant les disparités qui existent entre établissements, et aussi départements. Résultat, une perte de ressources estimée par la FHF à 200 millions d’euros pour les Ehpad publics et la mise en péril des 300 000 personnes âgées qui y sont accueillies. La Fédération s’est fortement mobilisée contre cette disposition. Elle a lancé une forte campagne d’information et de sensibilisation à la veille de l’année 2018. La mise en place d’une neutralisation temporaire des effets de la convergence tarifaire en mars 2018 n’a pas fait oublier les enjeux à plus long terme. C’est pourquoi la FHF a créé un observatoire national de suivi des impacts de la réforme. Aujourd’hui, elle participe activement à la concertation ministérielle « Grand âge et autonomie » qu’elle appelait de ses vœux depuis plusieurs années afin de lutter contre les effets délétères de la réforme de la tarification des Ehpad. Avec un enjeu majeur : mettre les résidents au centre des débats et des actions.

#territoires

La FHF n’a cessé de le répéter, il faut libérer les énergies sur le terrain et faire confiance aux acteurs sur les territoires. Depuis 2017 et sa plateforme de propositions, elle est allée beaucoup plus loin en introduisant en France une approche dite de « responsabilité populationnelle ». De quoi s’agit-il ? D’assurer la prise en charge des patients mais aussi de la santé des populations d’un territoire donné par l’ensemble des acteurs de santé et médico-sociaux qui y travaillent. Depuis, les pouvoirs publics ont repris cette approche. La FHF a choisi de s’appuyer sur un groupe de cinq territoires volontaires pour lancer une expérimentation à grande échelle : l’ensemble des acteurs de santé de l’Aube et du Sézannais, de la Cornouaille, du Douaisis, des Deux-Sèvres et de la Haute-Saône, soit près de 1,5 million d’habitants, travaillent de concert sur l’insuffisance cardiaque et le diabète. Les premiers travaux menés par le groupe ont identifié environ 100 000 personnes hospitalisées en lien avec l’une ou l’autre de ces pathologies. Ces expérimentations – qui ont été retenues au titre de l’article 51 dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt baptisé par le ministère de la Santé « IPEP » (incitation à la prise en charge partagée) – préfigurent la territorialité de demain.

#pertinence

Depuis 2010, la FHF a mis en évidence que, en suivant les estimations de l’OCDE sur la pertinence des soins, il serait théoriquement possible de récupérer 20 % du budget de la santé, et ce sans réduire le niveau de service. S’attaquer au chantier de la qualité et de la pertinence des soins permettrait ainsi d’améliorer la prise en charge des patients et le quotidien des soignants. La FHF a lancé, fin 2017, un cri d’alarme sur ce sujet en s’appuyant sur un sondage auprès des Français et sur un atlas des variations de pratiques portant sur quatre actes (césarienne, chirurgie du rachis, intervention sur le cristallin, endoprothèse vasculaire sans infarctus du myocarde). En septembre 2018, la Fédération s'est penchée sur la dispersion des taux de recours relatifs à trois actes : chirurgie du syndrome du canal carpien, coronarographie, arthroscopie du genou.

La ministre des Solidarités et de la Santé, depuis, déclare que 30 % des dépenses de l’Assurance maladie ne sont pas pertinentes, et l’approche par la pertinence a été retenue dans le plan #Ma Santé 2022 présenté le 18 septembre 2018 par le président de la République. La FHF se réjouit que le sujet soit enfin à l’agenda politique et continue à se mobiliser pour qu’il le soit de manière moins timide.

Nos faits marquants

Comme en témoignent ses publications sur les réseaux sociaux, la FHF a été particulièrement active en 2018. Son objectif ? Partager auprès du plus grand nombre ses positions (Twitter ou LinkedIn) mais aussi des tranches de vie en établissements (Facebook ou Instagram).

Nos valeurs fondatrices

Dans un contexte de transformation du système de santé, la FHF a dédié ses Universités d’été 2018 à la thématique des valeurs. Si celles-ci forgent la vocation des professionnels qui font, au quotidien, le service public préféré des Français, elles sont aussi créées par nos établissements. Sociales et sociétales, solidaires et économiques, managériales et technologiques, nos valeurs sont surtout profondément humaines.

Notre publication post-Universités d'été 2018

"Nos établissements publics créateurs de valeur(s)"

Télécharger la plaquette

Revivre les Universités d'été

La captation vidéo sur Youtube

Voir la vidéo

Valeurs technologiques et de recherche

Valeurs de solidarité

Valeurs sociétales

Valeurs pour la cancérologie publique

Valeurs économiques

Valeurs sur les territoires

Valeurs managériales

Valeurs de proximité

Les territoires font notre force

Forte de ses vingt fédérations régionales, la FHF décline sur les territoires métropolitains comme ultramarins ses valeurs, ses actions et ses orientations. Au delà de la structuration des délégations régionales, la récente mise en place de réunions régulières de leurs présidents par Frédéric Valletoux contribuent au développement d'une fédération à l'écoute des territoires. Elles contribuent aussi en leur capacité d'agir, de défendre et de transformer le système de santé sur les territoires comme en témoignent ces quelques exemples d'actions dans chacune des régions.

Carte des régions

Cliquez sur les régions pour découvrir nos fédérations régionales

Assistance publique-Hôpitaux de Paris

Un séminaire organisé le 31 janvier 2018 entre le CHU AP-HP et les groupements hospitaliers de territoire (GHT) franciliens, en coopération avec la FHF Ile-de-France, sur le thème « Les territoires, nouvelle donne pour les partenariats hospitaliers en Ile-de-France », a permis de renforcer les liens et de poursuivre la dynamique des conventions d’association, dorénavant au nombre de treize.

Par ailleurs, pour donner une suite opérationnelle à ce séminaire, une feuille de route a été établie, de façon à fixer des priorités structurantes autour de quatre axes : la démographie médicale, la définition de filières de prise en charge graduées, la recherche, les plateaux techniques (radiologie, biologie, PUI).

Auvergne-Rhône-Alpes

284 adhérents

Pour la FHF Auvergne-Rhône-Alpes, l’année a été marquée par la poursuite de sa structuration avec la nomination d’un nouveau délégué régional, la mise en œuvre d’une commission médico-sociale interne et la poursuite des process de fusion entre les ex-FHF Auvergne et FHF-Rhône-Alpes. 

La fédération régionale a pris des positions fortes sur le projet régional de santé, les groupements hospitaliers de territoire, le financement des transports, la réforme de l’internat, la sérialisation et, surtout, sur le projet #Ma Santé 2022.

L’accent a aussi été mis sur les thématiques suivantes : recherche et innovation, management territorial, qualité de vie au travail, coopérations, handicap, systèmes d’information…

Bourgogne-Franche-Comté

83 adhérents

Après avoir émis des réserves, la FHF Bourgogne-Franche-Comté a voté le Projet régional de santé (PRS) en reconnaissant une écoute réelle de l’Agence régionale de santé (ARS) sur l’organisation de l’offre et sa volonté d’en organiser l’évolution. Pour la fédération régionale, privilégier la qualité dans la proximité, c’est organiser au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT) une gradation et des parcours des patients efficients.

Elle promeut une territorialisation aux mains des acteurs de terrain, appelés à dialoguer davantage, notamment dans la relation hôpital-ville-médico-social-psychiatrie et santé mentale. La mise en avant des hôpitaux de proximité, thème d’une première journée annuelle, témoigne de cette préoccupation.

Au-delà, la fédération régionale continue d’agir pour une stratégie de groupe au sein du secteur médico-social et pour la diversification des missions des Ehpad.

Bretagne

94 adhérents

Parmi les nombreuses actions marquantes de la délégation régionale, on peut citer l’élaboration d’une stratégie territoriale de l’intérim médical et la mise en œuvre du service civique.

Avec l’accueil de 71 volontaires au sein de 33 établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, c’est un véritable succès de la FHF Bretagne qui a ainsi, par un agrément collectif, pu offrir une plus-value aux établissements adhérents.

Quant à l’intérim médical, il s’est agi, avec les établissements, à partir de la publication du décret sur l’encadrement des pratiques tarifaires, de proposer une stratégie locale basée sur trois outils : un observatoire, une charte des bonnes pratiques et un marché régional (mis en œuvre courant 2019).

Centre-Val de Loire

127 adhérents

La FHF Centre-Val de Loire a participé, avec les autres fédérations, à de nombreux travaux régionaux : PRS2, CPOM… Un de ses objectifs a été la signature d’une convention régionale portant sur le recours à des médecins locaux pour faire face à des difficultés de planning, notamment dans les services d’urgences.

Elle a été co-organisatrice avec le CHU de Tours, l’UFR de médecine et l’Agence régionale de santé (ARS) – avec laquelle elle a des rencontres trimestrielles –, de conférences hospitalo-universitaires qui réunissent les professionnels d’une même spécialité à l’échelle territoriale. Ce dispositif visait à créer du lien entre les acteurs médicaux, dans une région qui souffre d’une faible densité médicale.

La FHR a aussi été partie prenante dans la constitution du GIPE e-santé et de la structure régionale d’appui à la qualité (SRA).

Corse

8 adhérents

En 2018, la Fédération hospitalière de Corse a activement participé à l’élaboration du schéma régional de santé du PRS 2 au sein des groupes de travail de l’Agence régionale de santé (ARS) et ainsi que de la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA).

Elle a par ailleurs participé aux travaux lancés à sa demande par l’ARS en septembre 2017 sur les missions d’intérêt général et leur financement pour la Corse.

La fédération régionale a également rencontré les membres de la mission de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) diligentée par la ministre sur l’offre de soins en Corse. Elle leur a remis un dossier sur la situation des hôpitaux en faisant valoir les difficultés insulaires (vieillissement de la démographie médicale et attractivité limitée, isolement d’une partie de la population et suppression de la MIG précarité, non-atteinte du point d’équilibre en financement par la T2A, besoins d’investissements, etc.).

Grand Est

176 adhérents

En 2018, la consolidation de la dynamique territoriale s’est poursuivie avec le recrutement d’une déléguée régionale adjointe basée à Strasbourg. L’élection d’un nouveau président s’est traduite, dans notre plan stratégique, par une politique d’ouverture vis-à-vis des élus locaux, des CME et des médecins, des autres fédérations et de la presse régionale.

L’appui aux adhérents a été important et multiforme : mise en place de commissions thématiques spécialisées (DRH, finances), participation à la définition d’un modèle de financement régional de la psychiatrie, mise en place d’un référent handicap mutualisé, agrément service civique en intermédiation, création d’outils numériques (compte Twitter et site internet).

Guadeloupe

11 adhérents

L’année 2018 a été marquée en Guadeloupe par les conséquences de l’incendie du CHU de Pointe-à-Pitre et la persistance de tensions sociales et financières.

Dans ce contexte, avec une nouvelle équipe, la fédération régionale a pris des initiatives pour stimuler le fonctionnement de ses instances et contribuer, à l’occasion de réunions en métropole, à une reprise de contact avec le niveau national.

Enfin, elle s’attache à consolider sa représentativité auprès de l’Agence régionale de santé (ARS), de la Caisse de sécurité sociale (CGSS) et d’autres instances.

Guyane

4 adhérents

L’offre hospitalière en Guyane a connu en 2018 des évolutions importantes :

- Le passage du CH de Kourou en statut public et l’adhésion à la FHF ;

- La reconstruction du centre hospitalier de l’Ouest guyanais, ce qui va améliorer l’offre et l’attractivité ;

- Une année difficile pour le CH de Cayenne, sous administration provisoire, mais des perspectives encourageantes pour 2019 ;

- Enfin, l’IME départemental poursuit sans difficultés majeures son activité en faveur des personnes en situation de handicap.

La FHF Guyane a accompagné ces évolutions et poursuivra en 2019 son action pour un service public encore plus performant dans son département.

Hauts-de-France

177 adhérents

Face à l’hôpital et l’« Ehpad-bashing », la FHF Hauts-de-France a en 2018 réaffirmé dans toute son action « la fierté d’être hospitalier », notamment lors d’un conseil d’administration exceptionnel suivi d’une conférence de presse ou encore lors de sa convention régionale. Celle-ci a d’ailleurs mis en lumière l’excellence des établissements publics tout en alertant à nouveau sur leurs difficultés quotidiennes.

Elle a également émis un avis défavorable sur les documents du Projet régional de santé 2018-2023 (PRS2), dont les objectifs et priorités étaient louables, mais les moyens concrets pour y parvenir bien trop indéterminés dans une région où l’état de santé de la population est toujours très dégradé, avec des besoins encore particulièrement élevés.

Ile-de-France

125 adhérents

L’année 2018 a été marquée par une analyse critique de la répartition des internes dans la région. En effet, la réforme du troisième cycle des études médicales, les spécificités territoriales et les aspirations propres à la nouvelle génération ont conduit, dans certains établissements, à un effondrement du nombre d’internes, entraînant de sérieuses difficultés pour l’activité des services. Il s’agissait donc de mettre en avant les déterminants du choix par les internes de leur lieu de stage. Le résultat de ces travaux a pris la forme d’un Livre blanc, présenté par le président de la FHR Serge Blisko devant le Conseil régional et qui a conduit à la mise en place d’une mission spécifique par l’Agence régionale de santé (ARS).

Martinique

11 adhérents

Temps fort de l’année 2018, la Convention régionale du 27 avril a permis, en plus de la tenue des votes usuels, la constitution de groupes de travail afin de formuler des propositions sur les chantiers de la Stratégie de transformation du système de santé (STSS).

Par ailleurs, des rencontres et des travaux ont été impulsés entre la fédération hospitalière régionale de Martinique et celle de Guadeloupe afin d’identifier et de porter, avec le soutien de la FHF, des thématiques communes en direction du pouvoir politique en place.

Normandie

121 adhérents

S’appuyant sur la mission Gaubert relative à l’étude économique de la situation des hôpitaux de sa région, la FHF Normandie a engagé, en 2018, la rédaction d’un programme stratégique et d’un plan d’actions afin de faire face aux différents défis – qu’ils soient financiers, démographiques ou d’adaptation aux innovations. Avec ce travail présenté en trois échelons (national, régional et GHT), l’objectif est d’apporter une réponse publique adaptée et de qualité aux besoins de santé de la population normande.

L’occasion a été donnée de présenter cette stratégie de groupe public et d’alerter les pouvoirs publics régionaux et nationaux lors d’un dîner avec les parlementaires organisé à la questure de l’Assemblée nationale.

Nouvelle-Aquitaine

227 adhérents

La FHF Nouvelle-Aquitaine s’est mobilisée auprès des tutelles au sujet de la réforme de la tarification des Ehpad qui aurait généré la perte de 253 équivalents temps plein (ETP) sur la région. Elle s’est élevée contre l’approche de l’Agence régionale de santé (ARS) visant à réduire la capacité en lits sur la base de la méthode du Copermo, consigne qui aurait conduit à accentuer les tensions au sein des hôpitaux. Elle a aussi plaidé pour une évolution concertée de l’offre de soins sur les territoires avec tous les acteurs concernés, dans une logique de responsabilité populationnelle telle qu’elle se met en place dans les Deux-Sèvres.

La FHF Nouvelle-Aquitaine s’est montré force de propositions et a formulé des avis sur les schémas structurants de la politique de santé de la région. Cette mobilisation a notamment engendré une augmentation de l’enveloppe de la permanence des soins en établissements de santé (PDSES), même si celle-ci reste insuffisante.

Occitanie

180 adhérents

2018, une année pour la FHF Occitanie placée sous le signe de la stratégie territoriale :

- Dans le projet régional de santé (PRS) sur les enjeux de gradation, de coordination avec la médecine de ville et de meilleure attractivité médicale, conditions essentielles de réussite du PRS. Une enquête FHF Occitanie, reprise par la FHF en 2019, sur la gestion prévisionnelle des emplois médicaux, a permis d’identifier et faire connaître nos besoins à cinq ans.

- Par une démarche projet innovante co-construite avec l’URPS médecins permettant de renforcer les relations ville-hôpital sur trois territoires : en pédopsychiatrie, en cancérologie, et sur des actions de communication.

- Par l’animation d’un séminaire avec plus de cent professionnels sur la stratégie de coopération sanitaire et médico-sociale dans le parcours de la personne âgée.

2018 a aussi été marquée par l’obtention d’un agrément collectif de service civique et par la mise en place pour l’ensemble de l’Occitanie de deux référents mutualisés handicap avec le concours du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).

Océan Indien

5 adhérents

Devant la récurrence des tensions budgétaires, malgré les différents plans de maîtrise des dépenses auxquelles les établissements de santé publique de La Réunion sont soumis, la FHF Océan Indien a mandaté un cabinet indépendant pour mesurer les « surcoûts supportés par les hôpitaux réunionnais » liés à l’insularité.

Cette démarche inaugure une instruction du dossier par les tutelles et les ministères pour inscription au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020 en vue d’une revalorisation de la dotation annuelle de financement (DAF) en psychiatrie au titre d’un alignement sur la moyenne nationale et sur celle du coefficient géographique majorant. Les conclusions s’inscrivent également dans le cadre d’un nouveau modèle de financement des établissements de santé ultramarins annoncé par le président de la République dans le plan #Ma Santé 2022.

PACA

125 adhérents

2018 a été caractérisée par la volonté d’agir près des territoires afin de faire vivre le service public de santé et médico-social.

La Fédération hospitalière de France PACA a été fortement investie dans les groupes de travail du projet régional de santé 2018-2022 (PRS2) et dans le comité de suivi des groupements hospitaliers de territoire.

Elle s’est aussi mobilisée dans le cadre de la réforme de la tarification des Ehpad en rencontrant les élus et a participé à la concertation « Grand âge » en région.

La journée régionale « Parcours des personnes âgées : territoires urbain et rural » a été riche en débats et illustrée par des initiatives innovantes.

La fédération régionale a par ailleurs poursuivi son animation avec de nombreux groupes de travail thématiques (RH, achat, etc.). Et a renforcé ses partenariats avec différents organismes concourant à la politique de santé en région.

Pays de la Loire

137 adhérents

En collaboration avec les acteurs du territoire et l’Agence régionale de santé (ARS), la FHF Pays de la Loire a construit et mis en œuvre un ambitieux projet pluriannuel de soutien aux équipes managériales – administratives et médicales, sanitaires et médico-sociales. Il s’est décliné en ateliers de simulation, en sessions de codéveloppement, en la mise à disposition de coachs individuels et en une formation de type « média training ». Il a aussi donné lieu à une journée dédiée à la qualité de vie au travail.

Pacifique Sud

5 adhérents

Les adhérents de la FHF Pacifique Sud se sont réunis du 15 au 17 août à Nouméa en présence de Frédéric Valletoux, Zaynab Riet et Denis Valzer. Au programme : réélection des instances, préparation du congrès 2019, réunions avec des décideurs locaux et conférences. Des visites du pôle sanitaire de Koné et du centre médical de Poya ont eu lieu.

La FHF Pacifique Sud a par ailleurs apporté sa contribution financière aux Journées médicales calédoniennes, qui se sont déroulées les 20 et 21 septembre. Elle a participé au 42e congrès mondial des hôpitaux à Brisbane (Australie) les 10 et 12 octobre 2018.

L’année a aussi été marquée par des réunions de travail avec la fédération nationale et la participation aux salons de la FHF.

Saint-Pierre-et-Miquelon

1 adhérents

L'année 2018 a été marquée par un renforcement sensible des liens ente le centre hospitalier (CH) François-Dunan de Saint-Pierre-et-Miquelon et les hôpitaux de Rennes.

En complément des actions de coopération réalisées depuis la convention cadre de 2016 avec le CHU, le CH François-Dunan s’est rapproché du centre de lutte contre le cancer (CLCC) pour formaliser une filière structurée en matière d’oncologie, alternative aux prises en charge au Canada ou dans des établissements divers de métropole. Cette filière permet, après diagnostic, d’initier, dans les 15 jours, une première cure de chimiothérapie à Rennes, avant de poursuivre le traitement au CH François-Dunan, établissement dorénavant site associé.

De même, une convention-cadre avec le CHS de Rennes permet d’intensifier la coopération en psychiatrie.

Enfin, le renforcement de la télémédecine a permis des avancées sensibles dans de nombreuses spécialités.

Nos actions, nos mobilisations

Dans un contexte de transformation du système de santé, la FHF a dédié ses Universités d’été 2018 à la thématique des valeurs. Si celles-ci forgent la vocation des professionnels qui font, au quotidien, le service public préféré des Français, elles sont aussi créées par nos établissements. Sociales et sociétales, solidaires et économiques, managériales et technologiques, nos valeurs sont surtout profondément humaines.

Communication et influence

Relations presse, relations publiques, organisations d’événements et de salons, publications imprimées ou de plus en plus souvent digitales de supports d’information… la FHF séquence ses communications au rythme des actualités et selon une stratégie qui défend les intérêts et les valeurs des établissements de santé tout en faisant bouger les lignes. Objectif : peser dans le débat public et – plus largement – faire connaître ses actions et missions auprès du grand public.

Nos chiffres clés

Les hôpitaux publics réalisent ou accueillent :

62 % des personnes âgées de plus de 75 ans (1)
96 % des patients polytraumatisés (2)
75 % des enfants de moins de 4 ans (3)
80 % des prises en charge complexes (4)
65 % de l’activité d’hospitalisation en psychiatrie (5)
84 % de l’activité de réanimation (6)
87 % des hospitalisations après un passage aux urgences (7)
93 % des grands prématurés (8)
100 % de la réponse aux crises sanitaires

(1) Part des séjours MCO réalisés au profit de patients de 76 ans et plus, à l’exclusion des séances, pris en charge par un établissement public en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

(2) Part des séjours de la « Catégorie majeure de diagnostics n° 26 » (champ MCO) pris en charge par un établissement public en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

(3) Part des séjours MCO réalisés au profit d’enfants de 0 à 3 ans, à l’exclusion des nouveau-nés en bonne santé (GHM 15M06A et 15M05A) et des séances, pris en charge par un établissement public en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

(4) Part des séjours de sévérité 4 (champ MCO) pris en charge par un établissement public en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

(5) Part des journées et demi-journées d’hospitalisation dans le champ de la psychiatrie pris en charge par un établissement public en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

(6) Part des journées avec suppléments de réanimation et de réanimation réalisées par les établissements publics en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

(7) Part des séjours MCO hospitalisés après un passage aux urgence (mode entrée 8, provenance 5) pris en charge par un établissement public en 2017. Sources PMSI Atih, FHF Data.

(8) Part des séjours MCO des racines GHM 15M11, 15M12, 15M13 et 15M14 pris en charge par un établissement public en 2017. Sources : PMSI Atih, FHF Data.

Bilan et gouvernance

Connaître la gouvernance de la FHF
Découvrir nos bilans